Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage répond aux questions orales à l’Assemblée Nationale: La privatisation de la filière café devrait tenir en compte les intérêts des producteurs

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage répond aux questions orales à l’Assemblée Nationale: La privatisation de la filière café devrait tenir en compte les intérêts des producteurs

Le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Dr Déo Guide RUREMA a répondu aux questions orales des Parlementaires à l’Assemblée Nationale. Il était invité ensemble avec ses homologues le Ministre des Finances du Budget et de la Privatisation et le Ministre en charge de la Bonne Gouvernance, pour donner une lumière sur les différentes contraintes observées dans le secteur café après la privatisation proprement dite de ce secteur depuis 2009.

Le Ministres invités à l’Assemblée Nationale pour répondre aux questions relatives au sesteur café

Le représentant des Députés, honorable Bernard NDAYISENGA a posé dans l’ensemble quinze questions dont neuf étaient adressées au Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, quatre au Ministre en charge de la privatisation et deux au Ministre en charge de la bonne gouvernance.

Ces quinze questions étaient en général centrées sur les points suivants:

  • L’augmentation de la production du café avec le système de privatisation ;
  • La valeur ajoutée de la privatisation du secteur café ;
  • L’entrée et la gestion des devises provenant de l’exportation du café ;
  • Les arriérées relatives au payement de la campagne café 2015 ;
  • Les décisions ou actions entreprises pour améliorer la situation ;

Prenant la parole le premier, le Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage a remercié les organisateurs de cette séance des questions orales sur le café, secteur clé pour l’économie nationale. Il s’est réjoui de constater que le MINAGRIE n’est pas le seul à être préoccupé les problèmes du secteur café et a indiqué que le Gouvernement est à l’œuvre pour trouver des solutions aux différents problèmes tout en précisant qu’il s’agit d’un processus qui continue dans le temps .

Le Ministre Déo-Guide répondant aux questions des parlementaires

Parlant de l’augmentation de la production du café avec le système de privatisation, il a fait savoir que la production du café n’est pas stable et qu’elle varie suivant les périodes. Il a donné l’exemple des années 1979 à 1982 où la production à augmenté (autour de 43 tonnes) et les années 1983 à 2004 où cette production s’est stabilisée (autour de 38 tonnes). A partir de la privatisation jusqu’aujourd’hui, elle a commencé à diminuer (entre 10 et 18 tonnes). Les principales raisons avancées Dr Déo-Guide sont entre autres la dégradation du sol, la démographie galopante, la vétusté des plantations du café et la privatisation de cette filière.

Parmi les décisions ou actions entreprises pour améliorer la situation, il y a la promotion de la synergie des mesures consensuelles qui sera mie en avant pour tenter d’alléger la peine du producteur démotivé par la faible rentabilité du café. Ainsi, a-il-ajouté, les différents acteurs du secteur café vont continuer à travailler en concertation pour plus de transparence. A cela s’ajoute la recherche qui est en cours sur les cultures intercalaires sans oublier les descentes sur terrain organisées pour s’enquérir de l’état des lieux et des actions à entreprendre en vue d’une amélioration.

S’agissant de la valeur ajoutée de la privatisation, les orateurs ont signifiés qu’il faut patienter et attendre les résultats de l’évaluation de la politique de privatisation qui va commencer prochainement pour savoir si on peut parler du succès ou de l’échec. Cette évaluation va se réaliser sur base des objectifs de la privation de départ.

S’exprimant sur la question en rapport avec l’entrée et la gestion des devises provenant de l’exportation du café, le Ministre en charge des Finances, Dr Domicien NDIHOKUBWAYO a fait savoir qu’elle varie en fonction de la production et la qualité du café et en fonction du prix du café sur le marché international. Il a indiqué que les burundais doivent changer de mentalité et envisager des mécanismes pour être compétitif sur le marché international. Parlant du Fonds de stabilisation, il a signalé que l’Etat va voir comment orienter la gestion de ce fonds (autour de 7 200 000 000 fbu) pour l’intérêt de la population.

Concernant les arriérées relatives au payement de la campagne café 2015, l’Etat a pris la décision d’avaliser les commerçants qui ont des litiges avec les banques pour que le producteur soit réhabilité en ses droits tout en continuant à appliquer la loi à l’égard de ces commerçants malhonnêtes.

Dans le mot de clôture de la séance, l’Honorable Pascal NYABENDA, Président de l’Assemblé Nationale a recommandé de commencer l’étude de l’impact de la politique de privatisation de la filière café au Burundi par des experts internationaux. Une évaluation de ce processus de privatisation sera envisagée avant cette étude, par les nationaux, pour dégager l’état des lieux et les propositions des actions visant l’amélioration. Un cadre légal serait envisagé pour permettre le bon déroulement de tout le processus de privatisation. Il faudra aussi proposer d’autres alternatives de produits pouvant générer les devises pour le pays.

 

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